

Depuis la fermeture progressive des mines, les 800 kilomètres de galeries souterraines ont subi des affaissements, des effondrements. Ces mouvements ont provoqué des modifications du sol qui s'est incliné, enfoncé... L'évacuation des eaux de surface s'est trouvée perturbée, pouvant provoquer des inondations.
Dès le 19ème siècle, les Houillères ont créé des systèmes de pompage, des stations de relevage des eaux, pour réguler et éviter l'inondation de zones habitables et rurales. En 1946, Charbonnages de France (CDF) a pris la relève de la gestion de ces pompes, avant qu'elle ne passe dans les mains du ministère de l'Industrie et des Collectivités Locales en 2007.
Pour pallier les désordres hydrauliques de surface provoqués par l’activité minière, les stations de relevage des eaux pompent les eaux qui s’accumulent dans les cuvettes, issues des affaissements miniers. Aujourd’hui ces mouvements de terrain sont quasi terminés. C’est pourquoi l’Etat et les élus du territoire ont souhaité engager une étude hydraulique détaillée de surface, permettant de mesurer l’impact sur l’aménagement du territoire, en cas d’arrêt total des systèmes de pompage...
Une étude hydraulique globale de surface réalisée par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie existe. Elle a permis une amélioration des réseaux hydrauliques et elle a soulevé un danger potentiel d’inondation, sans pour autant localiser finement les zones à risques. L’étude hydraulique de surface confiée à la Mission Bassin Minier a pour objectif d’aller plus loin dans l’élaboration d’un diagnostic. Elle doit délimiter à la fois les zones potentiellement inondables et quantifier les aléas d’inondation. L’objectif de cette étude est de mettre à disposition des acteurs compétents en urbanisme un outil d'aide à la décision pour intégrer ces résultats dans les documents d'urbanisme.
L’étude est programmée pour une durée de 3 ans et demi, sur l’ensemble du territoire. Elle est constituée de 6 volets qui correspondent à des regroupements de bassins versants hydrauliques du bassin minier. La programmation des investigations lancées sur ces bassins versants prend en compte des critères liés à la fois à la densité urbaine et à la disponibilité des données topographiques déjà collectées.

Parc de la Glissoire à Avion
Rôle de la MBM
La Mission Bassin Minier est maître d’ouvrage de l’étude. Elle apporte son savoir-faire et sa mémoire sur la connaissance des séquelles minières et notamment des systèmes hydrauliques, chantier fondateur de la MBM (CPER 2000-2006, volet de l’après-mine). A ce titre elle apporte l’ingénierie, l’approche méthodologique, en assurant la conduite et la cohésion de l’étude, la coordination des partenaires concernés par la problématique.
Les partenaires financiers
L’Agence de l’Eau Artois-Picardie et le FEDER (axe 2, priorité 5) financent l’étude à hauteur de 800 000 d'euros (70% par l'AEAP et 30 % par l'Europe).
Le comité de pilotage technique de l’étude
Contacts
Sandrine Belland
Chargée de Mission environnement – risques
sbelland(at)missionbassinminier(dot)org
Tél : 33 + (0) 321 08 72 72
Périmètre, calendrier et échéances principales de l'étude :