Présentation de l’association

La Mission Bassin Minier est un outil d’ingénierie, de développement et d’aménagement du territoire.

Avec l’inscription du Bassin minier au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, elle est chargée de la mise en œuvre du Plan de gestion du Bien.

Cela l’amène à engager des chantiers liés à la communication, à la médiation et au tourisme tout en consolidant les chantiers historiques liés à la protection, la planification et l’aménagement de grands sites miniers, des cités minières ou des cavaliers, à la trame verte et bleue ainsi qu’à la coopération internationale, l’observation, l’urbanisme…

Sommaire

La Mission Bassin Minier en chiffres :

  • 17
    collaborateurs

     

     

  • 2 à 3
    événements sportifs
    et culturels organisés
    chaque année

     

  • 200
    publications éditées
    depuis sa création

     

  • 1
    territoire de
    120 km de long

     

  • 1,2
    millions d’habitants

     

  • 7
    communautés
    d’agglomération

     

La genèse : penser et organiser l’après-mines

La Conférence Permanente du Bassin Minier 

Au fil du temps, l’idée d’un après-mines fait son chemin dans les esprits. Pour certains, il faut faire table rase de la période minière. Pour d’autres, il est indispensable de conjuguer l’Histoire avec le présent.

En 1996, la Conférence Permanente du Bassin Minier (CPBM) permet de confronter ces deux courants. Elle rassemble plus de 1 000 personnes autour de 37 séances d’ateliers. Le Bassin minier se révèle alors terre de paroles et de propositions.

Couverture livre blanc Acte I qui a mené à la création de la Mission Bassin Minier
–  © Mission Bassin Minier

Ce dispositif de concertation sans précédent a permis de démocratiser auprès des habitants les atouts et handicaps du territoire, sans renier le passé minier.

À l’issue de ces travaux nourris, la Conférence a produit un Livre Blanc intitulé « Une ambition partagée pour l’après-charbon », publié en février 1998.

Les propositions formulées furent restituées devant un public large et varié, parmi lequel Dominique Voynet, alors Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et Christian Pierret, alors Secrétaire d’État à l’Industrie.

En décembre 1998, le Comité Interministériel d’Aménagement et de Développement du Territoire (CIADT) adoptait les actions prioritaires du Livre Blanc et en octroyait un financement spécifique. Tout ceci a alimenté un volet spécifique du contrat de plan État-Région 2000-2006, le volet de l’après-mines.

Le 12 mai 2000, la Mission Bassin Minier était officiellement créée confirmant la volonté des élus et des acteurs de l’aménagement et du développement du territoire d’unir leur force au sein d’un outil commun. Elle s’installe en 2002 sur un grand site minier emblématique, le 9-9bis à Oignies.

Conférence de presse Mission Bassin Minier 2003 – ©Mission Bassin Minier

L’émergence d’une nouvelle aire métropolitaine

La CPBM devient l’une des axes de travail de la Mission Bassin Minier et poursuit sa démarche de mobilisation des acteurs. Dans les années 2000, elle a élargi l’échelle de ses réflexions et a eu un rôle d’avant-garde dans le dialogue entre la Métropole lilloise et le Bassin minier. 

Le 25 juin 2001, la réunion fondatrice de Wingles en présence de Pierre MAUROY, alors président de Lille Métropole Communauté Urbaine, et de plus de 300 personnes, citoyens et représentants du monde politique, économique et associatif, a marqué les esprits, confirmant l’émergence d’une aire urbaine métropolitaine, transfrontalière et multipolaire. 

Pierre Mauroy, Président de Lille Métropole Communauté Urbaine à l’époque, et Gilbert Rolos, Président de la Mission Bassin Minier à cette période, lors du séminaire de Wingles en 2001 – ©J.P Duplan, Light Motiv

Le 17 janvier 2002, un nouveau séminaire organisé à Carvin actait ce rapprochement, et lançait plusieurs groupes-projets sur différents thèmes :

  • la déclinaison du développement durable dans les actions d’aménagement et de développement du territoire,
  • le devenir des zones sensibles situées entre Lille Métropole et le Bassin minier,
  • les transports et déplacements entre les deux territoires. 
Cartographie du périmètre de l’Aire Métropolitaine de Lille © Mission Bassin Minier

Un cadre de dialogue était créé, qui allait déboucher sur des rencontres entre le Conseil de développement de Lille Métropole et les Conseils de développement du Bassin minier autour d’enjeux métropolitains communs, puis sur la création d’une Commission mixte regroupant les neuf Conseils de développement.

Enfin, se fondant sur le constat de « l’émergence d’une véritable aire urbaine métropolitaine, transfrontalière et multipolaire, de Courtrai à Arras et de Béthune à Valenciennes », la création en décembre 2007 de l’Aire métropolitaine de Lille (AML) ouvrait un lieu d’échange et de débat.

La relance de la Conférence Permanente du Bassin Minier

Couverture du Livre Blanc Acte II, produit suite à la relance de la Conférence Permanente du Bassin minier en 2013
– ©Mission Bassin Minier

La Mission Bassin Minier a relancé la CPBM en 2013 lors d’un comité de suivi présidé par Jean-François Caron.
Au total, environ 150 acteurs de la société civile, du monde universitaire et économique, mais aussi élus et représentants des administrations d’État et de la Région, ont répondu présents lors d’ateliers thématiques sur l’urbanisme, les transports, la santé ou encore la formation et le développement économique. 

L’objectif a consisté en la construction d’un diagnostic partagé assorti de 120 propositions stratégiques et d’actions concrètes pour le développement du territoire, qui ont été présentées lors d’un événement de clôture à la fin de l’année 2013.

 Film de la Conférence Permanente du Bassin Minier

Ses missions :

Concilier transformation du territoire et préservation
de sa Valeur Universelle Exceptionnelle

Des missions cadrées par le Contrat de Plan État-Région 2000-2006

La Mission Bassin Minier est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour objet la réalisation et le suivi d’études ainsi que la mise en place des dispositifs de coordination contribuant à la conservation, au développement et à l’aménagement des territoires du Bassin minier Nord-Pas de Calais.

Vue sur la base du 11/19 à Loos-en-Gohelle © Samuel Dhote

Ses missions ont été cadrées initialement dans le volet territorial de « l’Après-mines » du Contrat de Plan État-Région 2000-2006 selon deux axes majeurs :

  • la restructuration urbaine, sociale et écologique du Bassin minier, incluant une prise en compte du patrimoine minier,
  • le renforcement de l’ingénierie des projets, condition nécessaire pour l’aménagement et le développement des territoires.

Dès sa création, la Mission a fourni une assistance technique à l’État et à la Région en conduisant une étude interministérielle sur la valorisation et la mise en réseau du patrimoine minier. Cette étude a permis à une idée folle de prendre corps : celle d’inscrire le Bassin minier au Patrimoine mondial.

En 2003, l’association BMU « Bassin Minier Uni » est créée sous la présidence de Jean-François Caron. La démarche de candidature est lancée avec l’appui solide de la Mission qui a notamment apporté son expertise dans la co-production du dossier technique de candidature.

Elle a aussi inscrit l’ensemble des inventaires dans un document-cadre, le Schéma de développement patrimonial, préfigurant le Plan actuel de gestion du Bien.

Structure partenariale de gestion du Bien inscrit depuis 2013

La collaboration étroite entre les deux structures a abouti, le 30 juin 2012, soit près de 10 ans plus tard, à l’inscription officielle du Bassin minier Nord-Pas-de-Calais sur la Liste du patrimoine mondial au titre de « Paysage culturel évolutif vivant ».

Inscription du Bassin minier au Patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 juin 2012 lors de la 36e session du Comité du patrimoine mondial à Saint-Petersbourg, en Russie – © France 4

Le 1er janvier 2013, en coordination étroite avec les services de l’État, la Mission est officiellement désignée pour être la structure partenariale de gestion de la reconnaissance internationale attribuée par l’UNESCO au Bassin minier Nord-Pas de Calais.

L’association BMU est, quant à elle, naturellement dissoute, ses membres rejoignant les équipes de la Mission. 

La Mission a dû s’adapter, dépassant sa mission première d’appui à la mise en œuvre du programme de l’Après-mine. Depuis, elle porte avec succès une dynamique d’aménagement durable, de développement territorial et de gestion du Bien inscrit. 

Une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens

Elle est reconnue par l’ensemble de ses financeurs et partenaires pour son rôle d’outil technique transversal au service des acteurs du territoire. Sa feuille de route est cadrée par une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens.

Couverture Plan de gestion Bassin minier Patrimoine mondial –
© Mission Bassin Minier

Signée entre la Mission Bassin Minier, la Région Hauts-de-France, l’État et le Département du Pas-de-Calais, la convention 2018-2020 définit 3 grandes priorités stratégiques :

  • assurer la gestion du Bien Bassin minier patrimoine mondial de l’UNESCO et la bonne application du plan de gestion, comme vecteur de résilience du bassin minier,
  • contribuer à l’amélioration de la lisibilité de l’offre culturelle et touristique pour peser positivement sur son attractivité,
  • appuyer la mise en œuvre des projets d’aménagement et de logement en lien avec les attendus de l’Engagement pour le renouveau du bassin minier.

Une convention spécifique est également signée avec le Département du Nord. 

Ces objectifs se concrétisent par de nombreuses actions de concertation, de réflexion stratégique, de médiation, d’assistance aux maîtres d’ouvrages, de coordination partenariale ou encore d’appui aux politiques publiques.

Territoire d’intervention

Cartographie des périmètres institutionnels d’intervention de la Mission Bassin Minier
– © Mission Bassin Minier

La Mission Bassin Minier intervient sur différentes échelles territoriales, couvrant l’ensemble du Bassin minier Nord-Pas de Calais. 

Son action va cependant au-delà de la région en se diffusant au niveau national, européen et international où elle apporte son expertise et partage ses connaissances. 

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