band_observation.jpg

Introduction

La démarche d’observation de la Mission Bassin Minier est née de la volonté de comprendre comment évoluait ce territoire d’un point de vue économique, social et démographique.

Longtemps les travaux d’observation se sont heurtés à la géographie particulière du Bassin minier, héritage de l’exploitation charbonnière, qui ne correspondait à aucune entité politico-administrative (re)connue.

Dès lors qu’ils n’étaient pas portés par un organisme de rang supérieur, tel qu'a pu le faire  l’Observatoire Régional de l’Habitat et de l’Aménagement (ORHA),  en son temps ces travaux ne permettaient pas d’appréhender la totalité du territoire. Cette absence de vision transversale était également le reflet d’un état d’esprit général qui considérait que le bassin minier n’existait plus depuis la fermeture du dernier puits de mine en 1990. Or, la réalité de ce territoire est bien plus complexe et ne peut faire abstraction de son histoire industrielle et sociale.

Si aujourd’hui le Bassin minier est constitué de territoires aux dynamiques de développement parfois très différentes, ceux-ci présentent encore des caractéristiques communes qui font du Bassin minier un territoire spécifique au sein de la région Nord – Pas-de-Calais. Cette spécificité trouve d'ailleurs sa reconnaissance au niveau international dans l'inscription du Bassin minier au Patrimoine Mondial de l'UNESCO au titre de "Paysage Culturel Evolutif" depuis le 30 juin 2012.

Ne figurant pas dans les champs d'intervention initiaux de la Mission Bassin Minier, l'observation et la prospective se sont imposées dès 2005 comme une nécessité 'd'action" dans une structure impliquée jusqu'alors et pour l'essentiel de ses activités dans le développement opérationnel. Une volonté de prendre du recul pour mieux connaître et comprendre l'évolution de ce territoire et de ses différentes composantes a abouti à la création du pôle Observatoire - Prospective en 2006 et à sa structuration progressive.

La particularité des travaux d'observation de la Mission Bassin Minier réside dans leur dimension « pré-opérationnelle », terme qui peut paraitre antinomique avec le travail d’observation, mais qui définit parfaitement le positionnement de la Mission Bassin Minier sur ce champ. Les travaux d’observation se veulent être des outils non seulement de connaissance pour l’ensemble des acteurs intervenant dans le Bassin minier, mais aussi des outils d’aide à la décision pour alimenter les stratégies des élus de ce territoire et leurs partenaires institutionnels.

Une observation à plusieurs échelles

* Le Bassin minier

En 2005, l’INSEE Nord – Pas-de-Calais associe la Mission Bassin Minier à son étude de territorialisation des phénomènes de pauvreté en Nord – Pas-de-Calais. Le Bassin minier y apparait alors comme l’un des territoires au sein de la région où la population est confrontée aux plus graves questions de pauvreté. Ce constat nous amène à considérer que l’observation sociodémographique, et plus largement des dynamiques territoriales, s’impose comme un enjeu majeur pour une structure d’ingénierie du type de la Mission Bassin Minier. Par ailleurs, les caractéristiques sociales du territoire confortent la notion de permanence du Bassin minier ; le territoire se développe mais une partie de sa population se précarise, tirant ses ressources pour vivre des seules prestations sociales et des réseaux d’aide familiaux. Avec elle, se pose la question de la mixité sociale et de l’accès au logement. L’évolution du peuplement des cités minières, lié au remplacement des ayants droit des mines par des locataires plus fragiles sur le plan socio-économique, illustre parfaitement le creusement des inégalités sociales qui affectent ce territoire.

cité des agaches Fenain

 Le poids des minima sociaux dans le bassin minier

Dans la continuité des travaux menés avec l’INSEE, la Mission Bassin Minier s’est fixée pour objectif de caractériser les situations de pauvreté observées dans le Bassin minier et d’en mesurer l’acuité. Ces travaux sont notamment menés sur la base des minima sociaux versés par les Caisses d’Allocations Familiales jusqu’en 2009 (RMI – API – AAH) ainsi que par la Caisse Régionale d’Assurance Maladie Nord – Picardie (Minimum Vieillesse). Il faut relier ce dernier point à une question majeure pour l’avenir du Bassin minier à échéance de 10 ans ; quelles seront les caractéristiques des retraités du régime général qui succèderont aux ayants droit des mines ? (cf développement territorial).

Le Bassin minier se situe à une étape charnière de son histoire ; progressivement les ayants droit disparaissent, et leur régime de retraite avec eux, pour laisser place aux retraités affiliés au régime général. Or, la population des retraités est loin d’être homogène. Elle est en effet confrontée à des inégalités économiques et sociales bien souvent établies au cours de la vie active des cotisants et qui se renforcent avec l’âge. Les ayants droit des mines jouent aujourd’hui encore un rôle non négligeable dans l’économie du Bassin minier par l’argent qu’ils y injectent. Qu’en sera-t-il demain avec les allocataires du régime général ? Les études sociodémographiques de la Mission Bassin Minier ont pour objectif d’apporter un éclairage sur les mutations sociales en cours sur le territoire.

UNE TENDANCE A LA PAUPERISATION DU PARC MINIER

Spécificité du Bassin minier ; la présence de l'ordre de 70 000 logements dits "d'entreprise" à l'époque de l'exploitation charbonnière, qui sont en voie de "banalisation" aujourd'hui. C'est-à-dire qu'ils passent progressivement du statut de logements d'entreprise, occupés par d'anciens mineurs ou leurs veuves, à celui de parc locatif classique, sous statut public depuis le 1er janvier 2014.

Si le logement minier a marqué une étape importante dans l’histoire du logement social en France au début du 20ème siècle - les compagnies minières ont été les précurseurs dans le logement ouvrier - le devenir de ce parc constitue aujourd’hui un enjeu évident en termes de cohésion sociale pour ce territoire. La Mission Bassin Minier s’est intéressée à l’évolution sociale de ce parc en cherchant à caractériser les mécanismes de renouvellement de la population (disparition progressive des ayants droit et remplacement par des locataires) et les risques éventuellement liés à ces processus, notamment du point de vue de la paupérisation et du vieillissement de la population. Si ceux-ci sont bien réels, et indiscutablement reconnus aujourd’hui, ils affectent de manière très différente les territoires du Bassin minier.

Le vieillissement de la population minière est plus avancé dans les secteurs où les fermetures des puits ont été les plus précoces et le peuplement du parc y est donc profondément renouvelé. L’accueil de populations (très) fragiles sur le plan socio-économique est accentué sur les territoires où la place du parc minier au sein des marchés de l’habitat est marginale…

Or, la poursuite de la tendance actuelle en ce qui concerne le peuplement des cités pourrait amener un développement important des lieux de relégation sociale dans le parc minier, voire entraîner ce parc vers une « spécialisation » dans l’accueil de populations en difficulté sur certains territoires.

La démarche que mène la Mission Bassin Minier sur le parc minier a pour objectif d’accompagner à la fois les deux bailleurs dans l‘identification des enjeux sociaux sur leurs parcs respectifs et les EPCI, qui exercent généralement la compétence déléguée des aides à la pierre, dans la définition de politiques de peuplement du logement social inter bailleurs (intégrant le patrimoine minier).

UNE PAUVRETE EXTREME ET DIFFUSE 

Dans la perspective de la refonte de la géographie prioritaire de la politique de la ville, la Mission Bassin Minier a produit en 2013 un diagnostic territorial du Bassin minier et une analyse cartographiée des situations de pauvreté à partir de la base carroyée de l’INSEE. Cette analyse a permis de montrer<//span> qu’à la différence du système urbain traditionnel français qui concentre les poches de pauvreté dans quelques quartiers bien identifiés des grandes villes, en règle générale les quartiers d’habitat collectif et les centres-villes dégradés, le bassin minier est confronté à une pauvreté à la fois extrême et diffuse sur l’ensemble du territoire, touchant l’intégralité du tissu urbain (grands ensembles d’habitat collectif des années 1950/1960 - cités minières et parc privé).

DES RETARDS EN MATIERE DE SANTE

La santé demeure une problématique forte au sein du Bassin minier. Le diagnostic « Santé », établi dans le cadre de la Conférence Permanente du Bassin Minier (cf. CPBM), a souligné les dynamiques positives en cours sur ce territoire, notamment en termes d’amélioration sensible, mais pas suffisante, de l’état de santé des populations, de diversité de l’offre de soins avec la présence de nombreux pôles d’offre, de potentiels de développement autour des métiers de la santé en lien notamment avec le vieillissement de la population… le tout dans un contexte de renforcement affirmé du poids de la métropole lilloise. Il a aussi révélé un creusement des inégalités territoriales de santé, des difficultés d’accès aux soins et des retards en matière de prévention, ou encore la nécessité de renforcer les coopérations face aux difficultés sociales existantes.         
Face à ce constat, l’ambition de la MBM est d’appréhender la santé comme un enjeu de développement du Bassin minier. L’objectif est donc d’inscrire la problématique de la santé dans une réflexion plus large, plus globale, touchant à toutes les composantes territoriales ; l’économie, les transports déplacements, l’environnement, l’habitat et l’urbanisme… En effet, si les politiques en faveur de la santé impliquent évidemment de travailler sur le système de prévention et de soins, il est indispensable qu’elles soient intégrées dans l’ensemble des politiques de développement et d’aménagement des territoires, d’autant plus quand ces espaces doivent faire face à des inégalités sociales importantes.

* L'Aire Métropolitaine de Lille

A l’origine, le Bassin minier constitue le cœur de cible des investigations de la Mission Bassin Minier. Toutefois, afin de caractériser la situation de ce territoire et d’en identifier les spécificités, le périmètre d’étude a été progressivement élargi aux territoires limitrophes. Ceci est d’autant plus une préoccupation actuelle de la Mission Bassin Minier que celle-ci a été désignée comme étant l’un des deux outils techniques, avec l’Agence de Développement et d’Urbanisme de Lille Métropole, au service de l’association Aire Métropolitaine de Lille lors de sa création en 2008 (cf. CPBM). De fait, les analyses de la Mission Bassin Minier portent aujourd’hui pour l’essentiel à l’échelle du périmètre de l’AML, sauf exception liée à une spécificité du Bassin minier (le logement minier par exemple).

UN TERRITOIRE AUX DYNAMIQUES DEMOGRAPHIQUES CONSTRATEES

L’AML compte, pour sa partie française, un peu plus de 2,8 millions d’habitants, dont plus d’un million pour le Bassin minier au sens strict du terme ; les quatre arrondissements (Béthune – Douai – Lens et Valenciennes) couvrant l’essentiel du Bassin minier comptant pour leur part environ 1 200 000 habitants, soit approximativement le poids démographique de la métropole lilloise.
Entre 1999 et 2006, l’AML a gagné 100 000 habitants et de nombreuses communes de l’agglomération lilloise et de sa périphérie ont connu un dynamisme démographique soutenu. Ce dynamisme s’observe également dans les communes rurales plus éloignées de la Pévèle et du Bas Pays de Béthune qui ont « bénéficié » des effets de la périurbanisation pour se développer.  A l’inverse, les communes minières sont encore nombreuses à perdre de la population. Cette tendance s’inscrit dans la continuité des trente dernières années durant lesquelles le territoire a enregistré une baisse constante de sa population. En 2006, le Bassin minier comptait 50 000 habitants de moins qu’au recensement de 1975. Loin d’être uniforme, cette évolution présente cependant de fortes variations infra territoriales. Les communes du cœur du Bassin, aux caractéristiques industrielles (encore) marquées, poursuivent leur chute démographique - même si celle-ci a tendance à ralentir sur la période récente - tandis qu’aux franges du territoire les communes, généralement de plus petite taille, bénéficient d’une attractivité résidentielle nouvelle pour se développer. Ce dynamisme démographique semble également profiter aux villes centres du Bassin minier qui ont réussi à stabiliser leur population voire à enregistrer une croissance démographique soutenue pour les plus dynamiques.
A l’image du Nord – Pas de Calais qui reste l’une des régions les moins attractives de France, l’AML connait un déficit migratoire relativement important puisque le territoire a perdu 65 000 habitants sur la période 1999 – 2006, soit de l’ordre de 4,5 personnes pour 1 000 habitants par an. Ce sont les migrations vers les autres régions françaises qui expliquent ce déficit ; les flux étant à l’équilibre avec le reste de la région Nord – Pas de Calais. Le déséquilibre migratoire en défaveur de l’AML vis-à-vis des autres régions françaises se vérifie globalement pour tous les territoires composant l’AML, tous les âges et toutes les catégories sociales ; l’Île de France contribuant fortement à ce déficit, même si les départs sont concentrés chez les jeunes actifs de moins de 30 ans.
Pour les flux internes à l’AML, la métropole lilloise attire essentiellement des étudiants ainsi que dans une moindre mesure le Valenciennois. Ces territoires sont ensuite déficitaires pour les classes d’âges actives ; les mobilités concernent désormais davantage une recherche de cadre de vie, de logements spacieux… Ce phénomène a entrainé depuis plus de 20 ans une tendance à la péri-urbanisation -voulue ou subie- de plus en plus éloignée de la métropole lilloise qui touche aujourd’hui les franges du Bassin minier.
De manière schématique, le fonctionnement de l’AML se résume en une métropole lilloise qui joue le rôle de pompe aspirante pour les classes d’âges les plus jeunes, en particulier les étudiants (Lille étant un pôle universitaire reconnu au niveau national), à l’échelle régionale et au niveau national ; ces classes d’âges quittant par la suite, pour une partie d’entre elles, la métropole lilloise dès qu’elles rentrent dans la vie active pour retourner dans leur région d’origine, en Ile-de-France ou en région Rhône-Alpes pour trouver un premier emploi, ou s’établir dans le périurbain situé entre la métropole ou le Bassin minier. Ces migrations résidentielles au sein de l’AML ont bien entendu un impact fort sur les migrations alternantes, domicile-travail, puisque globalement deux actifs sur trois qui quittent la métropole lilloise pour s’installer dans sa grande périphérie gardent leur emploi sur Lille.

Une vaste zone d'échanges et de déplacement

En 2006, l’AML comptait, pour sa partie française, un peu moins de 1,1 million d’emplois contre un peu moins de 1 million en 1999. L’augmentation du nombre d’emplois induit de facto une augmentation des déplacements domicile-travail. Entre 1999 et 2006, le nombre de déplacements domicile-travail a augmenté de 9% au sein de l’AML, pour atteindre près de 1,1 million. Parmi ces migrations « alternantes », 190 000 sont le résultat de migrations entre SCOT, liées notamment aux effets des migrations résidentielles décrites précédemment. Ces dernières ne représentaient que 150 000 migrations en 1999, soit une croissance de 25%, bien plus rapide que le total des migrations (9%).
Le territoire de l’AML est attractif ; plus de 20 000 personnes quittent quotidiennement l’AML pour travailler dans le reste de la région Nord – Pas-de-Calais quand 40 000 font le chemin inverse.
Lille Métropole Communauté Urbaine reste au cœur des migrations internes à l’AML avec plus de 72 000 arrivées chaque jour contre un peu moins de 27 000 départs. Pour autant, les autres territoires de l’AML ne sont pas en reste puisque les flux les concernant se sont également intensifiés, en particulier au sein du Bassin minier (progression de 15 à 25%).
Principales caractéristiques de ces migrations ; elles touchent toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les classes d’âges et s’effectuent pour l’essentiel en voiture (9 déplacements sur 10). Si la dernière observation n’est guère surprenante, en particulier dans le Bassin minier où il est difficile d’effectuer des déplacements inter-territoires en transports en commun, les deux premières le sont davantage. Dorénavant, l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, y compris les ouvriers et employés, est amené à se déplacer alors qu’auparavant cette mobilité concernait essentiellement les catégories socioprofessionnelles supérieures. Même constat en ce qui concerne les classes d’âges qui sont toutes aujourd’hui mobiles, y compris les + de 50 ans, alors qu’auparavant cela concernait essentiellement les classes d’âges les plus jeunes.
Ces constats nous ont amené à nous interroger sur les risques de précarité énergétique liée au transport et à la mobilité. <//span>Avec le renchérissement inexorable du coût des énergies fossiles, qui s’est notamment traduit par une augmentation continue du prix des carburants ces dernières années, la question de la mobilité et des déplacements s’est imposée au fil des mois comme un enjeu majeur dans les débats qui animent la société française. D’autant que cette question réinterroge le modèle de développement urbain de ces 30 dernières années marqué par la péri-urbanisation, voulue ou subie, la dissociation de plus en plus grande entre lieu de résidence et lieu d’emploi, l’accroissement des migrations pendulaires et l’allongement des distances…. et en conséquence l’extrême dépendance de ce modèle à l’automobile et aux énergies non renouvelables (pétrole en particulier). Partant de ce constat général, une démarche exploratoire sur les risques de précarité énergétique liée au transport et à la mobilité a été engagée à l’échelle de l’AML. Son portage technique est assuré par la Mission Bassin Minier. L’achèvement de cette étude, inédite sur le sujet, est attendu pour la fin d’année 2014.

* Euralens

En 2010, la Mission Bassin Minier a été désignée pour animer un groupe de travail ayant pour objectif de proposer à Euralens un dispositif global de pilotage et d’évaluation des impacts de l’implantation du Louvre Lens et des politiques d’accompagnement mises en œuvre sur le territoire. Cette démarche s’inscrivait dans la stratégie globale de développement économique d’Euralens.
A la suite d’une démarche de « benchmarking » menée par la Mission d’Expertise Economique et Financière (MEEF) qui précisait, dans son rapport sur l’évaluation des impacts du Louvre Lens de juillet 2009, que peu de modèles théoriques d’outils de pilotage et d’évaluation existaient au plan mondial, alors même que la demande en matière d’évaluation d’impacts de grands équipements culturels allait croissante, il a été décidé de construire un outil spécifique qui puisse à termes positionner la démarche autour du Louvre Lens comme un laboratoire ou un site expérimental dans le domaine de l’évaluation et contribuer par ce biais à donner au projet un rayonnement international, lui-même vecteur de développement pour le territoire.
Le groupe de travail a estimé qu’il était nécessaire de ne pas restreindre la démarche de pilotage et d’évaluation à la seule dimension économique du projet Euralens. Certes le développement économique du territoire constituait le fondement même du projet mais ses résultats devaient être également mesurés à l’aune de la mutation sociale que pourrait connaitre ce territoire à long terme. Aussi il a été proposé d’élargir le champ du dispositif de pilotage et d’évaluation aux dimensions humaines et sociales du projet de développement économique du territoire.

Outil de connaissance et d'aide à la décision pour l'association Euralens, le dispositif doit répondre à un double objectif :

  • Fournir une mesure régulière des impacts du musée sur le développement du territoire dans toutes ses composantes ; économique en premier  lieu mais également culturelle, sociale, environnementale ... : logique de l'observatoire,
  • Doter l'association Euralens d'un instrument de pilotage de sa stratégie lui permettant d'évaluer ses actions au regard de la stratégie initiale et de les corriger si nécessaire : logique de "monitoring".

Sur la base du travail initial, Euralens a installé en décembre 2013 la Plateforme d’Intelligence Collective (PIC Euralens) qui vise à rassembler l’ensemble des acteurs (professionnels et universitaires) au sein d’une même instance, de type forum d’acteurs, afin de partager les études réalisées et les données disponibles, de mutualiser les démarches (enquêtes notamment), d’élaborer des méthodes de travail en commun ; les objectifs poursuivis étant de coproduire ensemble, de construire de nouvelles formes de collaboration et de qualifier les travaux de chacun, ceci au service du territoire.<//span>

* Le Bassin minier

* L'Aire Métropolitaine de Lille

* Euralens

int_titre_sur_ce_projet

Rôle de la MBM

Outil d’analyse, de sensibilisation, d’aide à la décision, voire d’interpellation, la Mission Bassin Minier est avant tout un lieu de débats, d’échanges, de confrontation parfois, sur les grands enjeux du Bassin minier. Au centre de sa méthodologie de travail :

  • le partenariat avec l’ensemble des acteurs publics ou privés, élus ou techniciens qui interviennent sur ce territoire,
  • la transversalité dans les problématiques abordées ou les échelles d’analyse.

Qu’elle soit à l’initiative des études menées dans le cadre de son chantier « Observation – Prospective » ou qu’elle contribue aux réflexions engagées par des tiers, elle a pour vocation d’enrichir la connaissance des acteurs politiques et techniques sur les phénomènes socio-économiques observés au niveau de ce territoire. Bénéficiant d’une indépendance et d’un savoir-faire reconnus dans l’appréhension et l’analyse de ces phénomènes, la Mission Bassin Minier est devenue aujourd’hui un acteur de premier ordre dans le domaine de l’observation à l’échelle du bassin minier et plus globalement de l'Aire Métropolitaine de Lille.

Partenaires

  • institutionnels : l’Etat (SGAR, DRÉAL, DIRECCTE, ARS, etc.), Région, Départements du Nord et du Pas-de-Calais, EPCI et SCOT, Rectorat, CCIR Nord de France, Association des Communes Minières, Conseils de Développement, etc.
  • techniques : Agence de Développement et d'Urbanise de Lille Métropole, Agence d'Urbanisme de L'Arrondissement de Béthune, Association Euralens, Association de l'Aire métropolitaine de Lille, INSEE Nord – Pas-de-Calais, Universités d'Artois, de Lille et de Valenciennes, Observatoire Régional de la Santé, principaux bailleurs sociaux (dont Maisons & Cités et le groupe SIA), Association Régionale pour l'Habitat Nord-Pas-de-Calais, Maisons de l'Emploi, bureaux d'études, etc.

Contacts

Vincent Froger
Directeur d’études bservation – prospective
vfroger(at)missionbassinminier(dot)org

Laurent Duquenne
Chargé de mission études socio-économiques
lduquenne(at)missionbassinminier(dot)org

Tel : 33+ (0) 321 08 72 72