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Introduction

Le 25 janvier 2010 : le Gouvernement français dépose officiellement la proposition d’inscription du Bassin Minier du Nord-Pas de Calais sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre de « Paysage culturel évolutif ». C’est le seul dossier déposé par la France !
C’est le fruit d’un processus de 10 années de travail de la Mission Bassin Minier, aux côtés de l’association de portage de la candidature « Bassin Minier UNI », née en 2003 et présidée par M. Jean-François CARON, conseiller régional et maire de Loos-en-Gohelle.
Le processus a franchi une étape cruciale. Les étapes actuelles et à venir sont l’instruction du dossier, et la nomination d’un expert par l’UNESCO qui établira un rapport d’évaluation, destiné à alimenter la décision de l’UNESCO en 2011 ou 2012.

Le Bassin minier, candidat à l'UNESCO pour le "Paysage culturel évolutif" 

La candidature du Bassin minier du Nord-Pas de Calais prend en considération ce bassin comme une structure organique globale se distinguant par sa continuité et son homogénéité - et non comme une collection de sites ou de monuments individuels.

Fruit d’une combinaison de facteurs – géologiques, géographiques, historiques, techniques et politiques – le Bassin minier du Nord-Pas de Calais est représentatif d’un bassin industriel minier dans son histoire et dans son développement : présence d’un gisement, innovations techniques, évolution des modes de transport, législations nationales, détermination des entrepreneurs et puissance des capitaux, gestion de la main d’œuvre ... Associé à l’ensemble de ces facteurs, l’immuable organisation de l’exploitation « puits-terrils-cités ouvrières » a véritablement mis en espace l’activité industrielle charbonnière sur une grande étendue : 120 000 hectares. Les compagnies minières, qui se sont partagées l’exploitation du gisement de 1720 à 1945, ont conféré au Bassin minier du Nord-Pas de Calais des particularités qui lui sont propres, en fonction de leurs directions, de leurs puissances et de leurs choix. La Nationalisation des charbonnages de 1946 a achevé la transformation du territoire, jusqu’en 1990.

 

Le périmètre du bien proposé à inscription

Au regard de la spécificité de la catégorie Paysage Culturel Evolutif, un périmètre composé de trois zones est proposé combinant représentativité patrimoniale et paysagère, justifiant la demande d’inscription au Patrimoine mondial et la nécessaire évolution d’un cadre de vie pour plus d’un million d’habitants.

La proposition de périmètre (atlas interactif) s’appuie sur l’ensemble des études et inventaires menés et coordonnés par la Mission Bassin Minier et BMU depuis 2003. La MBM a produit l’intégralité de la cartographie contenu dans le dossier de candidature.

  • Zone n°1 : le bien proposé à l’inscription au Patrimoine mondial 
    Il s’agit des aires et des attributs (éléments isolés, ensembles miniers, éléments néo-naturels, éléments linéaires de type cavalier formant des corridors patrimoniaux) représentant la valeur universelle exceptionnelle du Bassin minier. Cette zone doit faire l’objet des protections qui garantissent la pérennité du bien inscrit au Patrimoine mondial selon les exigences de l’UNESCO.
  • Zone n°2 : la zone tampon dite « zone de cohérence paysagère »
    Cette zone renforce l’identité du bien proposé à l’inscription et participe à son interprétation, y compris dans sa dimension paysagère. Elle permet de témoigner de l’emprise spatiale de l’histoire charbonnière, de garantir une cohérence paysagère et de préserver l’identité globale du Bassin industriel.
    Elle comprend notamment les cônes de vue à partir des grands axes de circulation du territoire (portes d’entrée, cheminement intérieur, points de vues exceptionnels).
    Cette zone fera l’objet d’une exigence particulière autour de la qualité paysagère.
  • Zone n°3 : la zone d’adhésion
    Elle correspond à l’ensemble des communes minières qui constituent le Bassin minier Nord-Pas de Calais et qui se reconnaissent dans les valeurs défendues dans la candidature au Patrimoine mondial.
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Le Bien proposé pour inscription en quelques chiffres

  • Surface du Bien : 3 943 hectares (87 communes concernées)
  • Surface de la zone-tampon : 18 804 hectares (124 communes concernées)
  • 17 fosses ou vestiges significatifs (dont les 4 grands sites de la mémoire)
  • 21 chevalements béton ou métalliques
  • 51 terrils
  • 54 km de cavaliers
  • 3 gares (Lens, Douvrin, Fresnes-sur-Escaut)
  • 124 cités minières
  • 46 écoles
  •  26 édifices religieux
  • 24 équipement de santé de la CARMI et de l’AHNAC
  •  6 équipements culturels ou sportifs
  • 3 Grands Bureaux des Compagnies minières (Lens, Noeux-les-Mines et Liévin)

 

Rôle de la MBM

De 2000 à 2003, la Mission Bassin Minier a mené une étude interministérielle pour le compte de l’Etat et de la Région, sur la valorisation et la mise en réseau du patrimoine minier. Etude fondatrice qui a donné corps à la candidature du Bassin Minier à l'inscription sur la Liste du patrimoine de l'Humanité UNESCO, au titre de « Paysage culturel évolutif ».

Contacts

Catherine Bertram
Directrice d’études, programmation – partenariats
cbertram(at)missionbassinminier(dot)org

Raphaël Alessandri
Architecte DPLG, chargé de mission principal patrimoine-urbanisme durable
ralessandri(at)missionbassinminier(dot)org

Naïma Maziz
Chargée de mission patrimoine-urbanisme durable
nmaziz(at)missionbassinminier(dot)org

Tél : 33+ (0) 321 08 72 72